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Billet N° 26

Billet N° 26

Esprit curieux, curieux d’esprit ! L’approche qu’un haut potentiel a du monde qui l’entoure est singulière. La singularité que je voudrais pointer ici porte sur ses goûts et ses domaines d’intérêt. Sa curiosité insatiable le pousse à explorer des sujets, beaucoup de sujets et souvent ceux-ci sont inhabituels. Il y a les traditionnels thématiques des dinosaures, des planètes et des trous noirs. Mais il y a aussi plus étonnant. Une jeune lycéenne HP me posait la semaine dernière, à la fin du cours, une question sur le système politique roumain ! Tel autre HPI collégien m’a confié qu’il a développé un élevage de fourmis … Cet aspect est à mes yeux drôle, touchant et tout simplement fantastique. Quand ils m’ouvrent ainsi leur cabinet de curiosités, j’y vois toujours une marque de confiance et cela me réjouit. J’ai eu ce matin même la clef pour comprendre pourquoi j’y suis autant positivement sensible. C’est même une façon pour moi de repérer certains élèves HP. J’avais déjà témoigné de cela au sujet de la pertinence de leurs questions. Eh bien , les centres d’intérêt très pointus de certains HP sont ainsi aussi une marque de fabrique. La clef qui m’a été rapportée ce matin, concerne une enseignante que j’ai eue en première en français et qui a confié que, deux élèves lui avaient, (je cite) ,« pourri sa carrière » P.F et Nathalie Chardon !!! Pourri sa carrière, waouh ! Qu’ai-je donc fait pour ? Eh bien, passionnée que j’étais de littérature, je dévorais plusieurs livres par semaine, jusqu’ici tout va bien. Je participais énormément en cours, ça va toujours.  Mais, offense ultime, j’ai osé apporter mes centres d’intérêt en classe. Le hic est que je n’ai pas apporté les auteurs attendus, les classiques. Ma curiosité littéraire m’avait attirée vers des sentiers moins défrichés. Je revois encore la tête de cette enseignante quand j’avais proposé Bram Stocker avec « Dracula » comme possible objet d’étude, ou combien elle contenait à la fois sa colère et sa consternation quand elle m’avait rendu une copie où l’ouverture de ma conclusion était une citation de Woody Allen au sujet d’un cervidé bien peu conventionnel. Certainement, mes propositions l’ont déstabilisée. Il n’y avait pourtant aucune intention négative de ma part. C’étaient mes préférences de l’époque et j’avais envie de les partager. Bien embêtant quand même quand on réalise que cette prof avait face à elle, une élève active en cours, passionnée, curieuse, lectrice et d’un bon niveau. Et son ressenti est que je lui ai « pourri sa carrière » !! Mais cela devrait être tout le contraire ! Les élèves à haut potentiel par leur appétit parfois étrange sont autant de bulles de nouveautés, de remèdes à l’ennui, de pépites dans des journées qui, sinon, sont parfois quelque peu monotones. Je remercie vivement tous mes éleveurs de fourmis, mes amateurs d’institutions politiques roumaines et tous les autres !  Merci pour les contrastes saisissants qu’ils osent ! Ainsi pour conclure, j’oserai demander, qu'y a-t-il de plus beau qu'un arbre au printemps, à part peut-être un cerf chantant Stranger in the night au clair de lune avec des guêtres ? Woody Allen. ???? Nathalie C

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Billet N° 25

Billet N° 25

C’est comme un perpétuel lâché de ballons… C’est en écoutant une émission sur la psychiatrie avec Raphael Gaillard que j’ai entendu cette expression… un perpétuel lâché de ballons… Ce professeur de psychiatre expliquait qu’il adorait Diderot car il y trouvait une force paradoxale. Le paradoxe de la rationalité, avec les Lumières et l’ambition de l’Encyclopédie, mais aussi en même temps, la force d’un esprit qui rebondit toujours. Et avec Diderot, selon Jules Barbey d'Aurevilly, « c’est comme un perpétuel lâché de ballons… » Peut-on trouver meilleure définition de la douance ? La douance, c’est ce paradoxe : force de la rationalité et esprit rebondissant. Lorsque cet équilibre est atteint, le meilleur peut s’exprimer. Lorsque le cadre est donné et que le HP en comprend l’intérêt et la finalité, sa créativité et son inventivité peuvent s’exprimer et ouvrir des voies nouvelles. Mais c’est aussi, une excellente approche pour comprendre ce qu’attendent les hauts potentiels des expériences traversées. Cela peut s’appliquer à de nombreux exemples. Un jeune homme m’expliquait récemment sa déception suite à une expérience qu’il avait pourtant rêvée bon nombre de fois, qu’il avait attendue, qu’il avait avec persévérance provoquée ; mais l’expérience réalisée, il s’était rendu compte que ce n’était finalement pas si exceptionnel que cela. Finalement, il n’a pas eu son lâché de ballons. Pour les enfants, c’est la même chose. Quand ils sont petits, la découverte de l’école représente une attente immense. L’appétence pour cette nouvelle expérience est grande. Garantie de découvertes, de nourritures inédites pour leur esprit curieux. Cela me rappelle un tout jeune Thomas, qui, le soir même de sa première journée d’école confiait que certes l’expérience s’était avérée concluante, mais qu’ il était prêt et impatient de passer à autre chose. En une journée, il avait déjà eu son lâché de ballons ! Les 17 années d’école qui ont suivi ont présenté bien peu de nouveaux lâchés. Une jeune femme HP en quête de l’âme sœur me témoignait aussi que lors de rendez-vous, même si elle ne voulait pas au départ rencontrer uniquement des hommes HP, cela se faisait malgré elle. Avec une personne non HP, elle s’ennuyait souvent profondément. Point de ballons, encore moins de lâché. D’où des déceptions, des frustrations bien compréhensibles quand l’attente de la vibration forte est perpétuelle. Amertume après la tentative qui s’avère finalement fade. Insatisfaction suite à l’essai non jugé à la hauteur du fantasme. Quête permanente qui ne peut que conduire à des épreuves douloureuses. Mais si l’on sait repérer l’exceptionnel en toute chose… les lâchés peuvent se multiplier à l’envi. ???? Nathalie C  

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Billet N° 24

Billet N° 24

Dialogue avec les parents Catherine et moi avons organisé une rencontre avec plusieurs parents d’enfants à haut potentiel lundi dernier. Nous avons travaillé à partir de la charte d’accompagnement proposée pour les élèves à haut potentiel dans notre établissement. L’idée reçue que les parents d’enfants HP sont des parents pénibles, qu’ils veulent toujours en faire plus pour leur enfant, qu’ils sont aussi difficiles à gérer que leur progéniture…eh bien, comment dire … ?  J’inviterai volontiers tout enseignant qui pense ainsi (allez en cherchant bien, on doit encore en trouver quelques-uns ????) à nous rejoindre lors de ces échanges. Lorsque les parents proposent des pistes, je suis frappée par leur modération, par leur prise en compte du groupe-classe ainsi que par celle des contraintes de l’enseignant, de toutes les nuances qu’ils envisagent pour les enfants HP et pour tous les autres. Et comme le faisait remarquer une Maman, ce que nous faisons pour les élèves HP rejaillit positivement sur TOUS les élèves. Quand nous organisons ces temps d’échanges, il n’y a pas de posture contre l’enseignant, peut-être parce que l’étant nous-mêmes, les parents présents ne veulent pas nous heurter … mais non, je ne crois pas que ce soit la seule raison. Les parents sont parfaitement conscients de la difficulté de l’exercice. En revanche ils voient bien les ravages de certains comportements ou de certains fonctionnements qui perdurent chez certains professeurs. Une Maman me disait qu’elle ressentait encore chez certains enseignants une « logique d’humiliation ». Ils ont des suggestions, des propositions ! En voici deux rapides à mettre en place. L’idée est que l’enseignant aide à trouver du sens dans les apprentissages. Ø  Aider à faire du lien entre les idées/ les matières/ les apprentissages pour faire sens Ø  Dire aux enseignants qu’ils expliquent pourquoi ils demandent telle ou telle démarche Ce qui est revenu plusieurs fois aussi, c’est l’idée d’une relation dans la bienveillance, avec moins de verticalité mais plus d’échanges et de dialogues. La maturité du jeune expliquant son envie d’être considéré « comme un adulte ». Et comme si cela était nécessaire, soulignons à nouveau l’importance du dialogue enfants/professeurs/parents. Nathalie C  

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Billet N° 23

Billet N° 23

Malade de l’école Dans le cadre de la préparation de la conférence du 4 avril, nous avons échangé avec de nombreux enfants, adolescents souffrants ou ayant souffert de phobie scolaire, ainsi qu’avec leurs parents. Le constat terrible et qui mérite d’être répété à l’envi, tant certains enseignants ne semblent l’avoir encore intégré, est que le jeune souffre terriblement de ne pas pouvoir aller l’école. Certains collègues que j’ai encore entendus un poil ironique devant l’absence répétée d’élèves s’imaginent qu’avec un peu de volonté, un peu de courage, l’élève pourrait balayer ce problème et cesser ses absences répétées. A la place de « phobie scolaire », est apparue récemment l’expression de « refus scolaire anxieux ». Ce terme doit être utilisé avec prudence car il semble appeler à la volonté de l’enfant ou du jeune, ce qui n’est en rien approprié. Dans les textes de l’Education Nationale, il est utilisé le terme de « décrochage scolaire ». Personnellement, je préfère parler d’élèves « malades de l’école ». En effet, les jeunes que nous avons rencontrés souhaiteraient tous être capables d’aller à l’école. Tel Rémi (19 ans) qui en décrochage et préparant son baccalauréat seul chez lui, essayait, au moins sur le temps du déjeuner, d’aller à l’école pour manger à la cantine avec ses copains.  Tel Thomas (17 ans), tentant tous les matins, pendant plusieurs semaines, de venir au lycée mais se bloquant devant les grilles de celui-ci, incapable physiquement de les franchir. Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas aller à l’école, c’est qu’ils ne peuvent pas. Et si l’on ne comprend pas ce point fondamental, eh bien, c’est un peu catastrophique. Culpabiliser l’élève, faire des remarques déplacées quand il revient… et ceci peut être le fait tant des enseignants que des autres camarades, ne facilitent pas les choses. Une jeune fille me faisait remarquer la différence d’empathie entre un élève qui revient après un séjour à l’hôpital pour une fracture par exemple, et celui qui vient en pointillé parce qu’il est malade de l’école. Réservons-leur la même empathie. Nathalie C

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Conférence sur la phobie scolaire

Conférence organisée avec le centre Archipel. Inscritpions conseillées au : 04 78 48 46 14 ou  jeunesse@centresocial-archipel.fr

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Ateliers collégiens et lycéens

Nous animons des ateliers pour les collégiens et les lycéens. Cliquez-ici pour avoir le document qui permet une inscription par courrier. Petit rappel : le nombre de places pour les ateliers est limité ! Ces ateliers visent soit à travailler la méthodologie, soit à acquérir plus de confiance en soi. PROGRAMME Programme "Confiance en soi"  5 séances pour : - évacuer son stress, son anxiété - augmenter sa concentration et son attention - apprendre à vivre plus sereinement ses émotions - dépasser la peur du regard de l’autre, la peur  du jugement - connaître et apprécier ses ressources pour se sentir plus confiant  è Les ateliers sont conçus de manière à  renforcer une image de soi positive, le but est de mieux se connaître et d’apprécier ses talents.    Programme "méthodologie" 5 séances pour : - apprendre à « apprendre »                     . développer sa pensée                     . structurer un développement                     . répondre aux consignes - s’organiser plus efficacement - prendre confiance en ses capacités !   è Le but est ici d’aider les enfants à développer des stratégies plus efficaces pour réussir à  l’école (collège et lycée)

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Billet N° 22

Billet N° 22

Comment le dire ??? Le choix s’impose parfois comme une évidence… Pour de multiples raisons, il apparait alors utile, important, nécessaire de passer des tests pour établir un « diagnostic » de son potentiel intellectuel. Je n’aime pas trop ce mot lui préférant « repérer » ou « établir un bilan », c’est à dire quelque chose de moins lié à un état maladif, mais tel n’est pas le sujet ici. Ma réflexion porte ici sur la façon dont cette proposition annoncée est interprétée et ressentie en amont. Lorsque cette recommandation est faite, peu importe par qui, en fonction de la façon dont celle-ci est présentée et reçue, le résultat obtenu diffère et pose parfois problème. Parfois, certains se mettent une pression très forte. Ils me disent : « et si je ne réussis pas ? » inquiets de ne pas être confortés dans l’hypothèse émise à leur sujet. S’il l’hypothèse ne confirme pas le haut potentiel, ils ont peur que cela ne les place à nouveau en situation d’échec. Pourtant il ne s’agit pas de réussir ou d’être recalé. C’est comme une photographie à un instant donné des compétences évaluées. Ils abordent cependant les tests avec une certaine appréhension, une appréhension certaine devrais-je dire. Pour certains l’angoisse est tellement forte qu’ils refusent de se faire tester. D’autres à l’inverse, quand ils sont très jeunes, n’en mesurent pas les enjeux. Comme me l’expliquait un Papa récemment, lors d’un premier rv chez le psychologue, son très jeune fils avait pu profiter de la visite pour jouer avec passion aux petits robots. Lorsque le deuxième rv fut annoncé, ce jeune garçon était ravi de retourner chez le psychologue pour, selon ses projets, jouer à nouveau. Son attention fut alors très volatile lors de la passation des tests, il jetait des coups d’œil répétés vers les petits robots restés bien seuls, beaucoup plus attirée par cette promesse de jeu finalement manquée que par les exercices proposés alors. Conséquence, sur certains items les résultats obtenus ne sont guère exploitables, ils sont biaisés et peu significatifs. Alors, il est vrai que les personnes averties expliquent en amont ce à quoi correspondent ces tests afin de créer un climat propice à leur passation. Mais … certains ne le font pas toujours. Lorsque les tests sont faits dans des conditions optimum, il en ressort moultes informations qui sont autant d’indicateurs utiles pour conseiller le jeune sur sa façon d’aborder ses apprentissages. Ce qui est visé n’est donc pas de décrocher un score mais bien de voir se dessiner un profil et d’y trouver des pistes de solutions. Pour les adultes, les tests peuvent permettre de sortir d’un sentiment d’échec ou de permanent décalage. Le test n’est pas la seule voie pour mettre un nom sur ce qui singularise un fonctionnement. C’est une possibilité parmi beaucoup d’autres. Mais veillons, quand la décision s’impose, à en parler de manière claire et sécurisante. Nathalie C

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Billet N° 21

Billet N° 21

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? ? Cette semaine, lors d’une réunion de parents, j’ai encore constaté combien la douance était méconnue des représentants mêmes qui la composent. Echangeant avec un élève et sa Maman et après avoir fait le point sur sa scolarité, j’ai exprimé que j’avais repéré chez celui-ci un fonctionnement qui me faisait penser au haut potentiel. La Maman m’a confirmé que c’était effectivement le cas. Je fus surprise que la Maman n’ait rien dit mais elle m’a expliqué qu’elle n’en parlait pas car elle ne voulait pas le « stigmatiser ». Je respecte infiniment le choix de cette famille même si je ne suis pas du tout d’accord avec la démarche. Stigmatiser la différence :  évidemment que je comprends ce qui est refusé ici. Ne pas mettre une étiquette qui enferme, ne pas faire subir à l’enfant les conséquences d’un mot que l’on craint emprisonnant et dont on ne sait ce qu’il va attirer.   Mais en ne disant rien, ni à l’équipe enseignante, ni à l’entourage, ni à l’enfant lui-même, n’y a -t-il pas un écueil encore plus grand ? Celui de faire croire que cette singularité n’en est pas une et que l’on peut vivre bien dans ses baskets sans la prendre en compte. Ne parlons ici que de la personne concernée. Au moment où sont passés les tests, je vois beaucoup de familles qui témoignent, qu’une fois les résultats connus, le sujet n’est plus évoqué. Très nombreux me disent, « alors voilà, les tests confirment le haut potentiel et maintenant … ? » eh bien les tests passés ne marquent pas une fin mais plutôt un début. L’éclairage peut enfin se faire et l’acceptation est en chemin. Qui dit acceptation, dit possibilité d’en faire une composante de sa personnalité, composante connue donc valorisée dans ce qu’elle a de positif. Qui dit acceptation, dit possibilité de s’adapter aux autres car est enfin compris qu’il existe d’autres modes de fonctionnement. Qui dit acceptation, dit qu’il est envisageable d’en faire une force paisible, une force tranquille. (Pardon pour ce contexte campagne électorale années 80 ????) Il n’est ni question d’en faire un étendard pour le brandir afin d’excuser tel ou tel comportement, ou d’user d’un passe-droit, mais ni question non plus de le taire et d’en faire un tabou. Ce choix quand on est adulte relève de l’intime. Dois-je afficher à tous telle ou telle composante de ma personnalité ? Bien évidemment que non. Je fais ce choix d’adulte libre. Mais ne pas le dire à la personne concernée, faire comme si le test passé, tout était enfoui …pour n’y revenir que lorsque d’autres problèmes surgiront, s’avère souvent un fiasco. Quand les tests sont passés tôt, je pense qu’il est très utile d’aider son enfant à se construire en l’accompagnant au mieux pour qu’il intègre sereinement cette part de lui. Ne pas le dire à l’équipe enseignante peut se comprendre car j’entends encore des propos de collègues sur le sujet, je vois la frilosité de certains face à l’accélération, les lignes qu’ils rechignent à voir bouger. Alors certains parents se disent que c’est mieux de maintenir cette information en dehors de la sphère scolaire. Alors pourquoi pas si la scolarité se passe bien et que le jeune est content de ce qu’il vit à l’école. Dans le cas contraire, échanger et travailler ensemble me parait toujours la meilleure solution. Nathalie C

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Billet N° 20

Billet N° 20

Réenchanter l’école Dans son livre « Petite Poucette » Michel Serres montre combien nos sociétés ont changé avec le développement de la technologie numérique. Cette révolution conduit à des modifications essentielles et les jeunes générations se trouvent face à un défi de taille. Celui de tout réinventer. L’école et la pédagogie ont-elles suivi ? hum… faut-il que je répète la question ??? Les apprentissages faits à l’école ne représentent plus que 18% des connaissances apportées aux élèves sur un sujet. Le pourcentage restant, soit 82%, est nourri par Wikipédia, les réseaux sociaux, les vidéos … c’est-à-dire par l’internet et non par l’école. La transmission du savoir n’est plus verticale. L’accès à l’information est devenu majoritairement horizontal. Cela concerne tous les élèves, mais pour les élèves à haut potentiel, c’est une arme à double tranchant. Les opportunités, les possibles qu’offrent le net nourrissent leurs curiosités et leur soif d’apprendre. Apprendre ce que l’on veut, au rythme que l’on veut… avec en plus, le système des liens hypertextes reproduisant l’arborescence typique du mode de fonctionnement du haut potentiel. Telle idée me suggère cette question, et voilà tout naturellement le lien qui me permet d’ouvrir l’approfondissement dont je rêvais… Même l’usage des cookies qui amène à d’autres articles ou vidéos pouvant potentiellement plaire, parce qu’il a consulté telle ou telle page, répond à la curiosité du HP. Il y a 40 ans, le jeune HP pouvait feuilleter longuement l’encyclopédie s’arrêtant à l’envi sur telle ou telle illustration.  Mais même s’il s’agissait d’une encyclopédie en dix volumes, celle-ci était comme limitée… alors que la toile est infinie, enrichie en permanence, source inépuisable de … tout. C’est le top pour le haut potentiel. L’école face à cela a-t-elle modifié son approche pédagogique ? En France, le retard est énorme à la hauteur de l’ennui qu’il suscite. La crise du covid a montré aux élèves HP que finalement l’école à la maison était possible. Combien m’ont témoigné que ce fut une expérience géniale, que ce sont les meilleurs mois qu’ils ont récemment vécus. Être à la maison, avancer à son rythme, garder de grands moments où ils pouvaient jouer ou faire toute autre activité de loisirs… et ne pas avoir le stress de l’évaluation … qui dit mieux ? Certes pour certains les interactions sociales ont manqué ; mais beaucoup témoignent que grâce aux réseaux, ils échangeaient avec leurs camarades. Il y en a aussi qui rapportent qu’ils avaient enfin la paix. Plus besoin d’avoir peur, plus besoin d’être stressé par tel ou tel autre élève, fini le harcèlement sur la cour ou lors des pauses. Le retour en présentiel a alors été compliqué. Retour à un rythme qui n’est pas le sien. Retour aux échanges avec ses pairs, ceux-ci n’étant pas toujours dans la bienveillance. Retour devant un enseignant qui relève (pour certains, je sais, pas tous !) plus du hussard noir de la République que du Youtubeur branché, celui-là même qu’il suit avec avidité grâce aux écrans. C’est difficile et douloureux. Si l’on rajoute à cela, l’ambiance anxiogène liée à une pandémie qui n’en finit pas. Et dernière cerise sur le gâteau, une guerre qui vient de commencer à l’Est de l’Europe, on peut peut-être apporter un élément d’explications à la vague de ruptures scolaires enregistrées depuis septembre. Certes, en septembre, la guerre n’était pas engagée, mais les tensions étaient déjà extrêmes. Cela fait beaucoup, en tout cas beaucoup trop pour le cerveau et les émotions d’un haut potentiel. L’école devient donc un enfer. Y rester toute une journée devient impossible. L’ennui +++, les inquiétudes +++, les pensées parasites +++ Le cocktail est délétère et s’il advient alors un élément traumatisant ou un changement brutal, surgit alors la rupture scolaire ou le refus scolaire anxieux ou la phobie scolaire. Au choix … c’est la même chose. Sauf que l’idée de rupture scolaire est à mes yeux plus adéquate car cette réaction arrive sans crier gare auprès d’élèves qui, au demeurant, adorent apprendre et ne comprennent pas du tout ce qui leur tombe dessus. L’école est le catalyseur d’un mal diffus et profond à la fois. Le nombre d’élèves que j’ai vu craquer cette année depuis septembre est effrayant, il y en a de plus en plus et, de plus en plus jeunes. Pourtant certains enseignants adoptent des méthodes pédagogiques nouvelles car conscients de la situation, ils veulent faire bouger le mammouth. Mais ce dernier cille plutôt qu’il ne s’agite. En effet, la pandémie a gravement impacté les conditions de travail des enseignants en créant beaucoup de stress, des tâches supplémentaires et un travail toujours plus lourd. Alors, suivre des formations pour mieux accompagner les élèves à haut potentiel est devenu… comment dire ? c’est quoi le contraire de priorité … ? Nathalie C

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Billet N° 19

Billet N° 19

Naïveté quand tu nous tiens ! Croire ce que dit l’autre… Croire que l‘autre est sincère… Croire qu’il est animé des mêmes intentions que soi... Cette perception des relations peut amener déboires et déconvenues. Sauf que c’est souvent le mode opératoire des personnes à haut potentiel. Naïves qu’elles sont de penser que la personne en face est animée des mêmes valeurs que les siennes. C’est un des décalages qui peut amener à des quiproquos relationnels et de grandes souffrances. Cela conduit à des ressentis de trahison, à des déceptions énormes et la tentation du repli n’est pas loin. Les codes relationnels des HP sont spécifiques. Et même si le HP sait s’adapter, cela fait mal de constater que l’autre ne dit pas ce qu’il ressent, qu’il calcule ou pire qu’il manipule. Illustration avec l’exemple de notre activité liée à A2précoce. Quand nous avons commencé, j’ai cru très naïvement que nous serions aidées, soutenues par celles et ceux qui, déjà au contact des HP, trouveraient en notre approche un éclairage, une expérience, un complément utile à leur propre travail. Nous sommes en effet sur le terrain, auprès d’élèves que nous côtoyons tous les jours, que nous avons à cœur d’aider au mieux.  Alors oui, nous avons rencontré certaines personnes avec cette même vision : « elles ont les mains dans le cambouis » comme aime à le dire le Dc Olivier Revol en parlant de Catherine et moi, illustrant ainsi notre travail de terrain. Idem pour notre éditeur, M André Soutrenon qui a tout de suite suivi et qui a permis la publication de nos deux livres et de ma BD. Je leur adresse un immense MERCI d’avoir été ces soutiens, c’est infiniment précieux. Mais, et là, je ne citerai personne…combien d’égo, combien de pré carré ont été défendus bec et ongles pour ne pas …ne pas faire quoi d’ailleurs .. ??? Je pensais assez naïvement que les personnes engagées dans l’accompagnement du haut potentiel feraient tout pour créer ensemble, un tout actif et solidaire. Ne courons-nous pas tous pour la même cause ? eh bien, il faut se rendre à l’évidence, non.  Egarée que j’étais dans mon monde de bisounours. Pas de relai de notre activité, de nos publications sur certains sites pourtant sollicités, promesses non tenues... etc… Mais peut-être était-ce aussi par manque de temps ?… peu importe. La colère a disparu car cela remonte aujourd’hui à plusieurs années, mais surtout, parce que les retours des personnes que nous aidons confirment la qualité de notre travail. C’est l’essentiel. Mais ma vision bisounours du « on va tous travailler ensemble pour faire bouger les choses » a pris du plomb dans l’aile. Il en est de même sur une cour de récréation quand le soi-disant « camarade » profite de la candeur du HP pour soutirer certaines confidences utilisées ensuite contre lui pour mieux s’en moquer. Idem dans les relations amoureuses, amicales, professionnelles…  donner sa confiance naïvement se révèle alors parfois dramatique. C’est d’autant plus paradoxal que le lieu commun est de penser que grâce à sa perspicacité, le HP va déceler le coup fourré, sentir l’arnaque, repérer plus aisément le mensonge. Son intelligence et sa vivacité le permettent parfois, par exemple s’il se conditionne en mode « doute ». Mais trop souvent, la projection de son soi intérieur et de ses valeurs joue contre lui. Son éthique l’amène à croire que la sincérité et la loyauté sont partagées par son interlocuteur. Alors, oui, le besoin de sens et d’authenticité placent les échanges à un niveau d’attente très haut. C’est exigeant d’être vrai. Mais peut-on (ou veut-on) ???? faire autrement ? Nathalie C

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Billet N° 18

Billet N° 18

Perfection blues Le perfectionnisme est tout autant un moteur qu’un frein, mais, le rapport à la perfection des personnes à haut potentiel, jeunes ou moins jeunes, peut s’avérer complexe. Quand ce mot « perfection » est évoqué, il laisse parfois émerger des images agréables. Plongeons dans l’enfance avec les petites couturières de Cendrillon : je revois les oiseaux et souris qui confectionnent sa robe. Elles travaillent à la perfection ! Les rubans tombent parfaitement, les dentelles sont aériennes et la robe terminée est féérique. Kei Kobayashi, le K unique de la gastronomie française est aussi un perfectionniste, il propose dans son établissement une expérience culinaire basée sur une qualité irréprochable des produits et reconnait que travailler avec lui n’est pas aisé tant il est exigeant et surveille tout …pour que ce soit parfait. Bon nombre de cuisiniers sont dans cette recherche permanente de la qualité absolue. Et que c’est beau, et que c’est bon, les papilles s’envolent sous d’autres cieux qu’à la cantine. Les exemples dans les domaines culturelles, techniques, scientifiques sont infinis, et, on le voit, sont moteur pour se surpasser et donner le meilleur. Cet absolu est souvent visé par les hauts potentiels. Ils ont conscience de ce qu’ils voudraient atteindre, de ce qu’ils pourraient atteindre. Cela se traduit par un investissement travail qu’ils veulent irréprochable, acharnés qu’ils sont à vouloir produire quelque chose de beau. Encore faut-il cependant que ce beau soit atteignable à leurs yeux. Car s’il ne l’est pas, ou s’ils croient qu’il ne l’est plus, eh bien ils préfèrent abandonner et ne plus se battre. Surgissent alors les « à-quoi-bon » ! A-quoi-bon m’appliquer encore puisque c’est raté !? A-quoi-bon persévérer puisque je vois que je n’y arrive pas, enfin pas à la hauteur de l’objectif que je m’étais fixé !? Ces gâteaux sont moins jolis que ce que je ne me suis appliqué à les faire, eh bien, je vais les malmener un peu, il n’y a plus aucun effort possible, l’action engagée vise alors à abîmer, à casser, afin d’aboutir à un résultat tout moche… le plus moche possible, à la hauteur du moche de ce que cela aurait pu être parfait. Tant qu’à rater, autant rater avec panache. Quand ce ne sont que des gâteaux, ce n’est pas trop lourd de conséquences. Mais si nous rapprochons cela du travail scolaire, cela peut devenir catastrophique. « Je n’y comprends rien en … (choisissez …maths, SVT, physique …) eh bien, cela ne sert à rien que je travaille puisque c’est fichu de toute façon ». Alors, l’élève laisse tomber. Plus d’investissement, ou alors le minimum. Les résultats restent bas et cela conforte l’élève HP dans son choix de ne rien faire ou de faire le minimum. Il y aussi le perfectionniste, souvent « la perfectionniste » d’ailleurs, qui se donne à fond dans son travail scolaire et qui, à l’inverse, obtient des notes très élevées. Alors, comme on aimerait voir des sourires, de la satisfaction, de la fierté face au travail réussi. Cela arrive heureusement. Mais il y en a beaucoup qui ne voit que ce qui n’a pas été atteint, les petits points qui manquent et qui donnent un 16 bien décevant. Le 19 même peut être très frustrant. Je crois cependant que le blues du perfectionniste pourrait évoluer vers un morceau moins déchirant. Viser la perfection, viser l’excellence, certes, si cela met en mouvement, si cela donne l’envie, celle de faire de son mieux mais à condition de se détacher résolument du jugement sévère que les yeux critiques du haut potentiel posent sur le résultat obtenu.  Le but est d’observer avec lucidité ce qui est réussi, ce qui est beau, ainsi que ce qui est encore perfectible. La lucidité fait ici parfois défaut pour n’éclairer que le négatif. Adopter de nouvelles méthodes de travail, faire oui mais « faire autrement », accepter que la perfection ne soit pas là tout de suite mais qu’elle est le but visé …tout cela aide à gagner en confiance et sérénité. Réaliser aussi que l’imperfection a du bon. La singularité d’une voix comme celle de Taj Mahal, avec ce léger voile qui s’accentue au fil des années, rend son blues encore plus touchant, encore plus vibrant…la petite note bleue varie en fonction de son inspiration et de sa volonté de créer une dissonance. Parfait, il l’est, dans son imperfection. Nathalie C.

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Billet N° 17

Billet N° 17

Célébrons le printemps en janvier … La situation est complexe mais je suis animée d’une fougue que je ne saurais refréner. Alors, j’aimerais apporter ma modeste contribution au contexte ambiant. Non, il ne s’agit pas de proposer de nouvelles méthodes pédagogiques permettant d’intéresser tous les élèves. Méthodes permettant à tous de réussir. Tous, c’est-à-dire ceux qui sont présents, ceux qui ont des besoins spécifiques, ceux qui sont absents car cas contacts, ceux qui sont absents car malades, ceux qui reviennent, ceux qui repartent … bref tout le monde. Non, ce n’est pas dans ce domaine. Non, il ne s’agit pas non plus de proposer une nouvelle organisation du bac. Depuis la réforme proposée par mon cher ministre, l’examen ne s’est jamais passé tel qu’il a été inventé et pensé. Epreuves annulées, épreuves supprimées, épreuves reportées … non, je laisse l’inventivité sur ce sujet s’exprimer depuis les instances ministérielles. Mon approche est beaucoup plus pragmatique et concerne le calendrier scolaire. Certes, celui de l’année 2021-22 est déjà largement calé, presque déjà entièrement consommé ; celui de 2022-23 est déjà établi et même certainement ceux des 10 années à venir. Mais justement. Les élèves à haut potentiel ont un rapport à l’école qui imposerait de modifier ce calendrier. Beaucoup d’élèves à haut potentiel commencent l’année sereins et ils y vont à fond. Découvertes de nouveaux enseignants, de nouveaux programmes. Le rythme change, ils sont curieux et ont soif d’apprendre … Mais plus ou moins vite, et souvent très très vite, le fonctionnement de l’enseignant est capté. Ses méthodes, ses points forts et fragilités sont synthétisés, car passés au scalpel… alors finie la surprise. La découverte de nouveaux programmes laisse peu à peu la place à l’ennui qui envahit bon nombre d’élèves HP car le rythme ne leur correspond souvent pas. Pour peu qu’ils soient confrontés à des méthodes qui conduisent à des nombreuses répétitions, x exercices à faire et à refaire, cela s’aggrave. Alors très clairement, pour une majorité d’entre eux, l’année scolaire est trop longue. L’idée serait de faire une année à durée variable. Certains tiennent jusqu’à Noël, d’autres peuvent encore donner le change quelques semaines ou quelques mois…mais que c’est difficile. Les regards s’éteignent, la participation s’étiole, les sourires disparaissent. Les masques n’empêchent pas de deviner un œil rieur ou non. Et en ce moment, ça rigole moyen, moyen. Certains vont même jusqu’à somatiser et développent des pathologies qui les éloignent un temps des bancs de l’école. Alors, une année plus courte, une année à géométrie variable en quelque sorte. C’est ce que l’on fait avec les accélérations, c’est-à-dire les sauts de classe ou les décloisonnements. N’hésitons pas à proposer ces solutions car je crains que mon idée d’année scolaire arrêtée à Noël ne soit pas bien comprise ???? et ne soit enterrée sous d’épais dossiers. Une mise en œuvre collective du saut de classe, une réflexion à plusieurs sur un passage progressif et bien accompagné, c’est proposé un second souffle indispensable et salvateur. Ne soyons pas trop frileux pour les envisager quand cela s’impose. Alors une même année pourrait compter plusieurs printemps… Nathalie C

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Billet N° 16

Billet N° 16

Le plus difficile est de commencer. Eh oui, car si l’on s’en réfère à l’engagement intérieur, on mesure la distance, on évalue le trajet futur et cela peut franchement calmer les ardeurs. Le frein est bien évidement la peur de ne parvenir à garder le rythme. Fiodor Dostoïevski, Virginia Woolf se doutaient-ils lorsqu’ils se mirent à écrire, du volume que produiraient leur œuvre ? Brassens mesurait-il qu’il ne lèguerait pas moins de 150 chansons ? Nabila qu’elle produirait 300 Millions de Tweet ? Mais je m’égare. Je m’égare d’autant plus que je ne souhaite en aucun cas me comparer à eux, je ne prétends ni avoir leur talent, ni avoir le désir d’écrire des romans, des chansons, ni de toucher 2000 euros pour un Tweet promotionnel, non. Je souhaite par quelques modestes chroniques partager quelques instants vécus avec mes chères et mes chers hauts potentiels. Alors, je me lance. Pour cette première, je souhaiterais partager avec vous l’immense bonheur que peuvent nous apporter nos élèves. Le bonheur est d’autant plus grand que l’investissement bienveillance que nous avons placé sur eux a été conséquent. Très dernièrement il m’a été donné de vivre un moment précieux. Un jeune garçon à haut potentiel alors lycéen avait, il y a quelques années, manifesté de moultes manières son désintérêt pour l’école. Je respecterai l’anonymat et vais le nommer Flavien. Il était l’illustration parfaite de l’élève retord. Remise en question systématique des contraintes, provocations plus ou moins réussies, surtout envers les enseignants évalués par lui-même comme incompétents, passages fréquents dans le bureau du responsable du lycée pour réexaminer encore et encore la pertinence de la poursuite de ses études. En même temps, Flavien était un élève curieux, actif en classe, participant de manière pertinente et montrant son esprit critique dés qu’il en avait l’occasion. La régularité dans le travail était compliquée et il a fallu un soutien collectif, une attention de tous les instants pour l’amener à conclure avec succès ses années lycée. Et puis comme beaucoup d’élèves, Flavien est parti ensuite faire des études supérieures, et j’ai perdu sa trace. Tout dernièrement cependant, alors que j’arrivais vers la sortie du lycée, je vois une grande silhouette et j’entends une voix que je reconnais qui dit : « ah, voilà quelqu’un que je voulais voir ! » Quelques minutes me furent nécessaires pour le reconnaître vraiment car son passage dans le lycée datait quand même de plusieurs années. Flavien, tout sourire, m’a alors expliqué son parcours, formation en France puis au Canada. Puis, soudainement, ouvrant rapidement sa pochette, il m’a montré avec une fierté bien compréhensible, son diplôme obtenu. Il me l’a présenté en me remerciant vivement, parce que, selon lui, j’y étais pour quelque chose ! J’ai su ensuite qu’il avait eu l’élégance de le faire avec tous les acteurs-clefs de sa scolarité, ceux qui ont su l’aider à traverser ses années difficiles. Quel bonheur ! Bonheur de mesurer le chemin parcouru ! Eberlué qu’il fût lui-même de devoir se muer en enseignant pendant une partie de son parcours !!! « Vous vous rendez compte, moi, prof ! » me disait-il ! Je suis certaine qu’il a dû transmettre à son public un savoir de manière passionnante. Je remercie encore Flavien d’être venu jusqu’à nous, équipe d’enseignants qui l’a aidé, accompagné et soutenu quand il était en difficulté. Il m’a donné le sourire pour tout le reste de la journée, de la semaine … et peut-être davantage encore. Nathalie Chardon

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